Lorient Agglomération accélèrela transformation des solutions de mobilité

17 septembre 2026

La politique Mobilités de Lorient Agglomération évolue avec les usages et les besoins. Le réseau IziLo Mobilités s’appuie sur une offre terrestre et maritime appelée à se diversifier, tandis que les projets conduits sur les bateaux, les pôles d’échanges, les aires de covoiturage, le vélo et l’accessibilité poursuivent un même objectif : proposer des solutions de déplacement plus adaptées aux besoins du territoire.

Une flotte de bus qui poursuit sa transition énergétique


Après la mise en service du premier bus hydrogène en décembre 2025, un second véhicule a été mis en exploitation à l’été.
Le déploiement des bus hydrogène s’inscrit dans le renouvellement de la flotte à faibles émissions engagé par Lorient Agglomération. Le premier véhicule avait marqué une nouvelle étape dans cette stratégie, fondée notamment sur la complémentarité entre le BioGNV issu de la méthanisation des déchets ménagers à Kermat et l’hydrogène vert produit localement à Buléon à partir d’électricité éolienne.
D’ici la fin de l’année, d’autres bus hydrogène doivent rejoindre le territoire, soit deux véhicules supplémentaires au titre de la première commande et six dans le cadre de la seconde. Avec l’objectif de 11 bus hydrogène devant circuler sur le réseau IziLo Mobilités dans les prochains mois, les acquisitions de véhicules à faibles émissions représentent un investissement pour Lorient Agglomération de 710 000 €/bus, soit un investissement total de plus de 7 M€.

Avec la mise à l’eau de l’Ar Vag Tredan, la flotte maritime se prépare à une nouvelle étape

La transformation engagée sur le réseau maritime prend également une nouvelle dimension avec la remise à l’eau de l’Ar Vag Tredan, qui vient d’achever une importante phase de travaux assurés par un groupement 100% lorientais composé de AML, Ship-ST et Actemium Marine.
Mis hors exploitation en septembre 2019, le navire a fait l’objet d’une opération de remise en état et de remotorisation destinée à prolonger la durée de vie de la flotte tout en l’adaptant aux conditions d’exploitation actuelles. Le projet prévoit notamment une motorisation hybride associant batteries et gasoil, avec une utilisation maximale de l’énergie électrique.
Le navire pourra accueillir 150 passagers et disposera d’une surface de 17 m² consacrée aux vélos, permettant l’emport d’environ 30 à 40 vélos classiques pour mieux répondre aux besoins des voyageurs. Il sera accessible aux personnes à mobilité réduite et pourra être affecté aux lignes B1, B2 et B3.
La remise à niveau du navire a également porté sur plusieurs équipements et aménagements, notamment les sièges du salon passagers, la coque, le ponton et les installations électriques nécessaires à la recharge du navire. Le montant global du projet s’élève à 4,2 M€ (y compris les aménagements à terre et sur le ponton de Pen Mané à Locmiquélic).
Après sa mise à l’eau, des essais permettront de contrôler l’ensemble des équipements à bord. Sa mise en exploitation sur le réseau est prévue en novembre 2026.
Cette opération a été conduite avec une concertation régulière des associations représentant les cyclistes et les personnes à mobilité réduite, afin d’intégrer leurs usages aux choix réalisés sur le navire.

Un nouveau Trait d’Union 100 % électrique pour la ligne B4

La transformation de la flotte maritime se poursuivra avec la construction d’un nouveau navire destiné à la ligne B4 entre Gâvres et Port-Louis.
Le Trait d’Union, mis en service en 1999, accueille aujourd’hui 28 passagers et cinq vélos. Son remplacement doit permettre d’augmenter la capacité du service tout en améliorant le confort et l’accessibilité et en engageant la ligne vers une propulsion entièrement électrique.
Le futur navire pourra accueillir 50 passagers et 15 vélos. Ses trois espaces voyageurs, dont deux salons extérieurs couverts, ont été conçus pour diversifier les possibilités d’installation à bord. Deux emplacements seront notamment réservés aux personnes à mobilité réduite.
L’accès au navire a fait l’objet d’une attention particulière, avec des portillons d’une largeur de 1,20 m et une plateforme d’accès entre le navire et l’embarcadère.
La construction est assurée par un groupement composé de Navalu, ECCS, NEPTECH et Alternatives Energies. La mise à l’eau est prévue à la fin de l’année 2026, avant les essais techniques. La mise en exploitation reste programmée au premier trimestre 2027. L’investissement est de 1,4 M€ avec une subvention de l’Etat via le Fonds vert de 417 000€.
L’arrivée de ce navire nécessite également l’adaptation de l’embarcadère de Gâvres. Un nouveau ponton sera construit par la Compagnie des Ports, avec une participation financière de Lorient Agglomération. Les travaux doivent être achevés d’ici la fin de l’année.

Faciliter l’emport des vélos pour construire une mobilité plus intermodale

L’évolution de la flotte maritime s’accompagne d’expérimentations directement liées aux pratiques des usagers. À partir de septembre, plusieurs systèmes d’accrochage pour vélos seront testés sur le Tanguethen.
Cette expérimentation, menée dans le cadre de la délégation de service public Mobilités, doit permettre de comparer différentes solutions et de recueillir les retours des cyclistes avant d’envisager les suites à donner au dispositif.
La même logique sera appliquée sur le réseau routier avec l’expérimentation prévue sur la ligne express 40 entre Lorient et Plouay. Une enquête a été menée auprès des habitants et des usagers afin de mieux connaître leurs besoins en matière d’emport des vélos dans les cars. Un groupe de volontaires sera constitué à l’automne pour travailler avec Lorient Agglomération et RDLA à la définition du dispositif. Les premiers essais sont prévus au printemps 2027.
En parallèle, le stationnement vélo continue de progresser, notamment à la gare de Lorient avec 100 places supplémentaires et à proximité d’arrêts de bus fortement fréquentés.

Une flotte maritime qui se prépare aussi pour les prochaines années

La stratégie de renouvellement ne s’arrête pas aux navires actuellement en chantier.
La consultation engagée pour la construction de deux nouveaux navires H2 ready se poursuit. Destinés à accueillir 150 passagers et une capacité importante de vélos, ils devront répondre aux exigences fixées par Lorient Agglomération en matière d’accessibilité, de confort acoustique, de qualité des espaces voyageurs et d’ouverture sur le paysage de la rade.
Ces navires fonctionneront à l’électricité avec un prolongateur d’autonomie au gasoil. Le premier est attendu à l’horizon de la mi-2030 et le second à la
fin de l’année 2030.
Dans le même temps, les travaux de fiabilisation de la flotte existante se poursuivront en 2027 avec l’immobilisation programmée du Deux Rives, mis
en service en 1997, et du Kerpont, mis en service en 2007. Le premier fera notamment l’objet d’une remotorisation et d’aménagements intérieurs ; le second sera remotorisé. Le calendrier des interventions sera organisé sur l’année afin de maintenir la continuité du service.

Des infrastructures adaptées aux nouveaux usages

L’évolution des services de mobilité passe également par les infrastructures.
Le port de pêche, desservi toute l’année par les lignes B2 (Port-Louis – Port de Pêche) et B3 (Sainte- Catherine – Port de pêche), fait l’objet d’une intervention destinée à améliorer durablement les conditions d’accueil et de sécurité des voyageurs. Le 31 août dernier, la cale n’a exceptionnellement pas pu être utilisée pour le débarquement des passagers : sous l’effet conjugué de la houle et du vent, une partie du platelage située en bas de cale s’était soulevée. À la demande de Lorient Agglomération, l’entreprise spécialisée Colas est intervenue en urgence et sous 72 heures la reprise de l’exploitation des lignes B2 et B3 au port de pêche était à nouveau opérationnelle. Cette intervention va être suivie d’une reprise intégrale du platelage, programmée du 20 octobre au 7
novembre, afin d’améliorer durablement la sécurité et le confort des voyageurs. Pendant ces travaux, les lignes B2 et B3 seront déviées vers le quai Papin, à Lorient La Base. Une information spécifique sera déployée auprès des usagers et les horaires de correspondance avec la ligne T5 seront adaptés afin de faciliter la continuité des déplacements vers Lorient. Ces travaux représentent un investissement de 70 000 €, financé par Lorient Agglomération.
À Hennebont, Lorient Agglomération a créé une quarantaine de places supplémentaires dans le prolongement du parking de la gare, aujourd’hui proche de la saturation, pour un investissement de 30 000€. Une étude doit désormais permettre de définir un aménagement plus global du pôle d’échanges, intégrant les différents modes de déplacement autour de la gare : train, bus, voiture,
vélo et marche. Cette réflexion intervient alors que la fréquentation de la gare progresse, notamment depuis le renforcement de l’offre BreizhGo Sud Bretagne en septembre 2025.

Le covoiturage gagne en capacité et en services

La fréquentation de l’aire de covoiturage de La Villeneuve, à Hennebont, confirme également l’évolution des pratiques. Ouverte dans sa première configuration en décembre dernier, elle accueille aujourd’hui quotidiennement une quarantaine de véhicules.
Cette utilisation soutenue conduit Lorient Agglomération à étudier une deuxième tranche de travaux qui permettrait de doubler la capacité de stationnement en 2028. Les modalités précises des études préalables restent à préciser.
Le développement des aires de covoiturage s’accompagne parallèlement de nouveaux services pour faciliter l’intermodalité. En 2025, 20 places
de stationnement vélo
sécurisées ont été installées sous forme de box individuels à Pen Mané à Guidel, Quélisoy, Hennebont La Villeneuve et au Parc des expositions à Lanester, pour un investissement de 116 500 euros. En 2026, le déploiement
se poursuit avec de nouvelles installations à Inguiniel et au lieu-dit Locunel à Guidel, avant de nouvelles implantations prévues à Pont-Scorff et Guidel.
L’offre de stationnement vélo évolue également dans les pôles de transport. 40 places supplémentaires ont été créées, notamment dans les secteurs Gare Nord et Gare Sud à Lorient. 84 casiers de rangement seront par ailleurs installés d’ici la fin du mois afin de permettre aux usagers de déposer leurs effets personnels, comme un casque ou une cape de pluie.
Cette évolution des équipements accompagne le développement de pratiques combinant plusieurs modes de déplacement et prépare ainsi la complémentarité entre vélo, covoiturage et transports collectifs.

IZI+ : poursuite de l’expérimentation

Mis en place en novembre 2025 dans 12 communes de l’agglomération, le service de transport à la demande IZI+ poursuit sa progression. Le nombre d’usages mensuels est passé de 390 en novembre 2025 à plus de 900 en juin 2026. Depuis son lancement, 5 700 courses ont été réalisées, représentant 120 000 km parcourus.
Les données d’utilisation montrent la complémentarité du service avec le réseau
régulier. 85 % des trajets sont réalisés entre les différentes zones du TAD et 15 % correspondent à des rabattements vers une ligne de bus. Les créneaux les plus sollicités, entre 10h et 12h puis entre 13h et 16h, confirment un usage principalement en heures creuses, en complément des lignes régulières davantage mobilisées aux heures de pointe.
Le service répond notamment aux besoins des jeunes : 60 % des usages concernent des scolaires, des étudiants ou des moins de 26 ans. Le paiement sans contact à bord permet également de répondre aux besoins des utilisateurs occasionnels, qui représentent 20 % des usages. La moitié des réservations se fait désormais via l’application, tandis que 35 % sont encore réalisées par téléphone.
À l’issue de sa première année d’expérimentation, Lorient Agglomération réalisera un bilan afin d’identifier les éventuelles adaptations à apporter au service, notamment concernant les zones desservies et leur éventuelle extension.

L’accessibilité est un axe de conception des mobilités

L’innovation porte aussi sur la capacité du réseau à répondre aux besoins de tous les voyageurs.
Dans le cadre du projet HIT, Handicap Innovation Territoire, le bus Handidéal constitue une démarche de co-construction associant les usagers, les aidants, les associations, les constructeurs, les exploitants et le CoWork’HIT du Centre Mutualiste de Kerpape.
Plusieurs solutions ont été identifiées à partir des besoins exprimés par les personnes en situation de handicap : signalisation dédiée, emplacement spécifique, pictogrammes simplifiés et tactiles, indication de la souplesse de conduite, systèmes d’alerte et d’aide à la validation des trajets ou encore dispositifs de sécurisation des fauteuils roulants.
Ces solutions feront l’objet de prototypes installés sur un véhicule spécialement dédié. Celui-ci sera présenté lors du prochain forum Les Accessibles, en novembre 2026.
Cette démarche rejoint les choix réalisés sur les nouveaux navires et les pôles d’échanges : l’accessibilité est intégrée dès la conception des nouveaux services et équipements.
Parallèlement, Lorient Agglomération déploie une première version du Handimap IziLo, intégrant le calculateur HITinéraire pour proposer des parcours multimodaux adaptés aux piétons et aux personnes à mobilité réduite. Les itinéraires prennent en compte les signalements des usagers et les évolutions ponctuelles du réseau. Lorient Agglomération est le premier territoire en France à intégrer le standard national CNIG accessibilité dans ses parcours.

Des mobilités qui répondent aussi aux besoins des salariés et des entreprises

La politique Mobilités se construit enfin avec les acteurs économiques du territoire.
Lorient Agglomération accompagne actuellement cinq employeurs dans l’élaboration de leur plan de mobilité employeur : Morbihan Habitat, Axilone, Coriolis Composites et la zone du Mourillon, la Clinique du Ter et Lorient Agglomération.
Ces démarches permettent à chaque entreprise d’identifier les solutions adaptées à son site et à ses salariés : stationnement et équipements pour les vélos, places réservées au covoiturage, télétravail, adaptation des horaires, forfait mobilités durables ou prise en charge des abonnements aux transports collectifs et aux services vélo.
Dans le cadre de la Semaine de la Mobilité, les employeurs engagés dans cette démarche sont invités à partager leurs expériences et leurs pratiques lors d’un atelier dédié. Cette animation complète l’action de Lorient Agglomération auprès des habitants en associant directement les entreprises à l’évolution des mobilités du quotidien.
Parallèlement, une logistique urbaine favorise des déplacements professionnels plus sobres. Les entreprises du secteur artisanat/service, qui rencontrent des difficultés de stationnement dans les centres-villes, bénéficient actuellement d’un accompagnement sur la cyclo-mobilité par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Ainsi sept entreprises, du petit commerce à l’électricien, ont pu tester gratuitement durant 1 mois un vélo utilitaire adapté à leurs besoins et de conseils sur l’organisation
de leur entreprise pour intégrer le déplacement à vélo.

Des résultats qui confirment l’évolution des pratiques

Les premiers résultats de l’été 2026 illustrent cette dynamique. Lors du Festival Interceltique de Lorient, 410 000 voyages ont été enregistrés sur le réseau IziLo Mobilités, soit une progression de 16 % par rapport à 2025.
La fréquentation des lignes maritimes a progressé de 35 %, tandis que le réseau terrestre hors lignes maritimes enregistrait une hausse de 10 %. Le parking-relais du Parc des Expositions à Lanester a connu une progression de 38 % de sa fréquentation et les ventes du Pass Festival 10 jours à 10 euros ont augmenté de 30 %.
Ces résultats montrent également la complémentarité des solutions proposées, du réseau de bus aux liaisons maritimes, en passant par les parkings-relais.
Le service de location de vélos électriques IziLo a, lui aussi, connu un niveau d’utilisation record durant l’été 2026. L’ensemble de la flotte, soit près de 700 vélos incluant les vélos à assistance électrique et les vélos spéciaux, a été mobilisé pour des locations de courte ou de longue durée.
Avec la prise en charge d’au moins 50 % de l’abonnement par l’employeur, l’accès à un vélo à assistance électrique revient à 162,50 euros pour un an, entretien inclus.

Le réseau routier évolue aussi pour fluidifier les déplacements

En parallèle du développement des transports collectifs et des mobilités douces, Lorient Agglomération poursuit son action sur les axes routiers structurants du territoire. À l’entrée Est du coeur d’agglomération, le réaménagement de l’échangeur du Toul Douar, sur la RN165, doit permettre de mieux répartir les flux de circulation et d’améliorer les accès à Hennebont et au secteur
d’activités de Kerpont.
Lorient Agglomération assure la maîtrise d’ouvrage opérationnelle des études engagées pour définir un réaménagement complet du site. Le programme préliminaire prévoit notamment une nouvelle bretelle de sortie depuis la RN165 en direction de Hennebont et du secteur d’activités, une liaison vers Vannes depuis le secteur Nord, la reconfiguration des carrefours de la RD724 ainsi que
l’amélioration des continuités cyclables et piétonnes et des accès aux aires de covoiturage et de secours.
Les études de conception et les modélisations dynamiques des flux se poursuivent avec les services de l’État, le Département du Morbihan et les communes concernées. Elles doivent permettre de préciser d’ici la fin de l’année le phasage opérationnel et le calendrier des travaux. Le montant prévisionnel de l’opération est estimé à 2,1 M€ HT, avec un financement appelé à être partagé
entre les différents partenaires.
L’objectif est de faire évoluer cet axe stratégique en recherchant une meilleure fluidité des déplacements tout en prenant en compte le fonctionnement des voiries locales et la place des mobilités alternatives, notamment le vélo et le covoiturage.

Une politique Mobilités qui relie les solutions, les usages et le territoire

Bus, bateaux, vélo, covoiturage, train, pôles d’échanges, accessibilité et mobilité des salariés : les projets présentés à l’occasion de la Semaine de la Mobilité dessinent une politique qui associe renouvellement des équipements, expérimentation et adaptation aux usages.
La transformation de la flotte constitue l’un des volets les plus visibles de cette évolution. Elle s’accompagne d’un travail sur les infrastructures, les services et l’intermodalité pour permettre aux habitants de combiner plus facilement plusieurs solutions au cours d’un même déplacement.
À travers ces projets, Lorient Agglomération poursuit ainsi une évolution progressive de son réseau, en associant transition énergétique, qualité de service, accessibilité et capacité à répondre aux nouvelles pratiques de déplacement.

Communiqué de Lorient Agglomération